Le Parti... pris des Socialistes...

Publié le par Hervé PUGI

Le troisième tour de la présidentielle a donc commencé. N’en déplaise à François Hollande, le Parti socialiste semble lancer la campagne des municipales comme elle a mené le combat des présidentielles, en transformant le scrutin  en référendum pour ou contre Nicolas Sarkozy ! Avec le résultat que l’on connaît au mois de mai…

Le PS –empêtré dans ses contradictions et ses querelles intestines- n’a-t-il rien d’autre à proposer aux Français ? Alors que le pouvoir d’achat fait débat, que la précarité s’installe, que l’insécurité –dont le traitement purement répressif est de toute évidence un échec- est loin d’être réglé, l’attitude de la gauche française –toujours dans la critique, jamais dans la proposition- a de quoi laisser perplexe. Ne parlons pas des écologistes ou autres communistes dont le silence est tout simplement ahurissant.

(Pour la petite histoire, j’en suis à me demander si je ne devrais pas lancer une souscription publique sur ce blog pour financer une statue à Olivier Besancenot qui, on est d’accord avec lui ou on ne l’est pas, apparaît comme la seule « opposition » -sur le plan idéologique du moins- digne de ce nom au bulldozer gouvernemental.)

Cacophonie assourdissante

C’est que pour les Socialistes, le combat semble ailleurs. Pierre Moscovici, Ségolène Royale et bien d’autres ont l’esprit bien plus tourné à l’automne qu’au printemps prochain. Jusqu’à son prochain congrès, le PS apparaît dans l’incapacité de dégager une orientation politique  nouvelle et lisible. Ce dont le parti –dont la cacophonie est assourdissante- manque cruellement. Finalement, on en arrive à se dire que la meilleure chose qui puisse arriver du côté de la rue de solférino serait sûrement un immense tremblement de terre.

Tout d’abord, fini l’horrible logo ringard à la rose, témoignage archéologique de l’ère mitterrandienne révolue. Ensuite, cela découragerait peut être certains « retraités » de la vie politique ou anciennes étoiles filantes du parti de venir expliquer qu’il faut faire ce qu’eux non pas fait. Enfin, des décombres, un homme (ou une femme) pourrait dans ce marasme avoir le courage d’affirmer ses convictions, passant outre l’esprit rétrograde d’une vieille garde à la nostalgie fangeuse comme des idées ultra-libérales des adeptes « Des chiffres & des lettres » pour qui le compte est toujours bon et ont à chaque fois le mot plus long mais perdent irrémédiablement au final. Décidément, le Parti socialiste a besoin d’un grand coup de balai.

L'homme providentiel
L’échec des présidentielles et le (court) revers des législatives n’y ont rien fait. La direction du parti temporise, s’enlise et… « balise » au gré des publications, déclarations et prises de positions contradictoires ou assassines. Le PS perd du temps, du crédit et du même coup des électeurs. C’est pourquoi le premier secrétaire du Parti, dans un ultime moment de grâce, a décidé de sortir son joker ultime, le seul homme capable de réunir toute la gauche française. Et cet homme providentiel, c’est –évidemment- Nicolas Sarkozy ! L’homme de l’ouverture est finalement le seul capable d’offrir un succès aux Socialistes. Ces derniers l’ont bien compris.

S’il est vrai que ces municipales seront un « premier test pour la majorité » (dixit François Fillon, Patrick Devedjian ou encore Jean-François Copé), quelque soit le résultat, on sait déjà que le Parti socialiste, lui, restera le Parti socialiste !

Et, chers amis, cela ne peut plus durer… 

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Publié dans Politique Française

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