Billet d'humeur

Mardi 29 avril 2008

S'il y a bien un domaine où Nicolas Sarkozy ne croit pas bon appliquer une quelconque "rupture", même "tranquille", c'est bien dans le domaine des droits de l'Homme. Le voyage officiel en Tunisie du président de la République montre bien que la France n’entend plus donner de leçons aux autocrates ou dictateurs de la planète, mais à la volonté de s’ancrer dans une position toute consensuelle qui consiste à ne pas froisser les puissants tout en donnant l’impression aux opprimés que l’on a une pensée compatissante pour eux. Pas sûr que tous y trouvent leur comte dans cette histoire mais tant que la France signe des contrats, « tout va pour le mieux dans le meilleur des mondes »…

Notre candide national est émouvant à écouter dans son style inimitable faite de détermination (« The UMP style »), de compassion (son côté chanoine), d’utopie (Bernard Kouchner ?) et de moralisme (tout hollywoodien)  : « Aujourd’hui, l’espace de liberté progresse. Ce sont des signaux encourageants que je veux saluer. Ces signaux, ces réformes s’inscrivent dans un chemin étroit et difficile, mais essentiel, celui de la liberté et du respect des individus. Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l’avoir entièrement parcouru et personne ne peut se poser en censeur ». C’est beau comme du Carla Bruni, non ?

Maintenant, une analyse de texte s’impose pour apprécier en profondeur les nuances d’un tel discours :

-« Aujourd’hui, l’espace de liberté progresse… », évocation des plus vagues tâchant de convaincre les convaincus que le président Ben Ali est un démocrate de premier ordre œuvrant pour le bien être de tous.

-« Ce sont de signaux encourageants que je veux saluer. » A noter qu’un « signal » peut être défini comme un « message simplifié et généralement codé ». A croire que le citoyen lambda n’a pas tout les « codes » que possède notre petit Nicolas qui parvient à percevoir dans l’interdiction de réunion publique, le contrôle de la presse ou la scandaleuse condition féminine (et j’en passe…), des « signaux » positifs.

-« Ces signaux, ces réformes… » « Signaux », toujours pour nous faire comprendre que nous on ne peut pas capter… « Réformes », juste parce qu’il adore ce mot ! Sarkozy veut réformer la France, l’Europe, le monde, voire même l’Univers. C’est un véritable toc chez lui !

-« ces réformes s’inscrivent dans un chemin étroit et difficile, mais essentiel… » Message subliminal ? Mes chers concitoyens français, oubliez le contexte tunisien, et relisez cette phrase lentement. Réformes… difficile… essentiel… N’est-ce pas là un message entendu des dizaines et des dizaines de fois depuis un an ?

-« … celui de la liberté et du respect des individus ». Aïe, c’est là que ça dérape. Voilà en revanche un thème pas super maîtrisé ni franchement souvent abordé par le président. C’est bizarre d’entendre parler le gars qui a fait voter la loi de sureté ou qui traque des immigrés –au point qu’ils se jettent par des fenêtres ou dans les fleuves- de « liberté et de respect des individus. Encore un « signal » mal perçu sûrement ou un « code » secret que personne n’a. Et sûrement pas les associations comme le Conseil National pour les Libertés en Tunisie qui faisait part, il n’y a pas si longtemps dans l’indifférence générale, de la préoccupante recrudescence des actes de torture en Tunisie. Une pratique devenue « base du système Ben Ali ». Vous savez, le président a qui l’on fait la bise en bas de l’avion !

« Ce chemin, aucun pays ne peut prétendre l’avoir entièrement parcouru… » Est-ce là un moyen de nous dire que la dérive autoritaire dans laquelle s’est engagée la France n’est pas si grave ? Qu’il faut nous contenter du vernis de quelques droits et libertés ? Cela est-il un moyen détourné de se désengager d’un rôle historique (bien que souvent démagogique et détourné) de porter de grands idéaux ?  

« … et personne ne peut se poser en censeur. » « Et surtout, SURTOUT, pas MOI ! », devrait être rajouté à ce discours afin qu’il soit complet et sonne un peu plus juste…

Bref, « écoutez ce que je dis, n’en croyez pas un mot mais ne doutez pas une seule seconde que j’y crois sincèrement ». C’est un peu ce qu’il faut comprendre des propos de Nicolas Sarkozy à Tunis. Comme toujours, une position incohérente et intenable pour un dirigeant de premier plan.

Heureusement que Rama Yade est là pour fourrer son nez dans tout ça…

Hihihi !

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 7 avril 2008

L’énorme pataquès entourant la venue de la flamme olympique sur le sol français et les incidents ayant émaillés son parcours dans les rues de Paris peuvent être débattus jusqu’à épuisement. Ce qui est certain, c’est que les rues de la capitale auront connu la première grande épreuve des Olympiades 2008 ! L’acharnement qu’auront mis les pro-tibétains et les anti-chinois –car les deux existent indépendamment l'un de l'autre- a de quoi satisfaire le baron de Coubertin. L’important est de participer et tous –manifestants et forces de l’ordre- auront fait preuve d’un esprit d’abnégation digne des plus grands sportifs. Au final, quel vainqueur ? Il semble bien qu’il n’y ait que des vaincus.

Chinois, Tibétains, partisans et détracteurs, le gouvernement, le CIO, les sportifs et –finalement- le monde entier, tous auront fait de cette symbolique mais insignifiante présence de la torche olympique en France une foire à l’empoigne digne des pires moments de l’inaltérable émission « Intervilles ». Ne manquait guère que la vachette !

Déjà, les sportifs porteurs de la flamme, dans un esprit que les Black Panthers n’auraient pas renié, avaient décidé de frapper fort en portant un badge dont la virulence de l’inscription avait de quoi mettre à genoux les pires dictateurs : « Pour un monde meilleur ». Un engagement tout « franchouillard ». Un engagement à l’image du positionnement de la France sur le plan diplomatique : pleine d’hésitation, de lâcheté, de couardise. A nos sportifs la médaille d'or du "servage à rien" ! Mieux valait le silence à une telle hypocrisie...

La nation des Droits de l’Homme apparaît aujourd’hui comme une pucelle effarouchée aux tendances sadomasochistes qui fait des avances « d’allumeuse » en chaleur pour, au dernier moment, se calfeutrer dans une sorte de pudeur, d’ingénuité, qui ne trompe personne.     

L’incroyable polémique naît des vraies-fausses-vraies déclarations de Rama Yade au journal « Le Monde » sont, en soi, révélatrices. Mais révélatrices de quoi au juste ? Et bien de l’improbable « pas de deux » auquel Nicolas Sarkozy et le gouvernement Fillon est en train de s’adonner. Alors que Gordon Brown, le premier Ministre britannique, s’est clairement prononcé contre le boycott des JO de Pékin (même s’il est vrai que Londres prépare activement les Jeux de 2012), la France nous joue le couplet improbable du « j’y vais, j’y vais pas, j’y vais peut-être, j’y vais à condition que, j’y vais mais… »

Agitprop stérile

Une position –où plutôt une absence de position nette et tranchée- qui évidemment ne permet pas de poser le débat de manière saine et intelligente mais surtout qui permet aux perturbateurs de tout bords de semer une stérile confusion qui n’arrangera en rien la situation des Tibétains.

Les problèmes de l’indépendance du Tibet et du régime chinois ne sont pas nouveaux. Il va de soi que la « real politic » impose aux gouvernements de la planète, quoiqu’ils en pensent, de prendre des gants sur de tels sujets. Quand bien même le manque de courage de nos dirigeants –sur ce thème comme sur d’autres- est hallucinant. Mais ce qui est certain, c’est que l’agitprop faite par certains aujourd’hui sur la question tibétaine ne résoudra rien. D’autant plus que celle-ci se fait en dépit des intentions du Dalaï-lama, ce dangereux terroriste selon les autorités de Pékin, qui n’a jamais appelé au boycott des JO. Alors pourquoi se faire plus Tibétain que les Tibétains eux-mêmes ?

Au final, beaucoup de bruits pour rien. Les athlètes français –et autres- auraient du laisser leurs badges aux vestiaires (libre à eux d’avoir les « cojones » de ne pas aller à Pékin !), les contestataires avaient le devoir de s’en tenir à la volonté du Dalaï-lama et se lancer dans des manifestations autres que cette « course à l’instincteur » (pourquoi ne pas avoir organisé une journée pacifique d’information et de sensibilisation sur la situation au Tibet ? Tellement plus utile…) et l’Etat français, pour sa part, doit prendre ses responsabilités et cesser de tenir un double discours (un pour l’opinion public française, un autre pour les autorités chinoises). Ces JO, cette cérémonie d’ouverture, on y va ou pas ?

Ah ! Au fait… Ces jeux olympiques y’a un moyen simple de les boycotter. Vous. Nous. La télé, personne n’est obligé de l’allumer…      

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 18 mars 2008

Lazare Ponticelli est mort, mercredi, à l’âge de 110 ans. Le dernier poilu est mort et la France a mis ses drapeaux en berne. Et voilà que certains, toujours les mêmes, la larme à l’œil, nous servent des couplets nationalistes et en appellent à la « jeunesse de France » pour chérir le souvenir de héros, hommes et femmes anonymes, qui n’en demandaient pas temps.

On glorifie la « modestie du soldat » et de ses camarades de misère qui « n’a cherché qu’à simplement faire son devoir, rien que son devoir mais tout son devoir ». Mais quel devoir au juste ? La question reste sans réponse… Toute cette journée d’hommage national n’a finalement rien avoir avec l’Histoire. C’est un concours de rhétorique larmoyant où chacun y est allé de sa petite formule solennelle. Comme si les fantômes du passé ne devaient resurgir que dans une dimension patriotique, forcément réductrice. Comme si chaque combattant, homme parmi tant d’autres, devait symboliser une certaine idée de la nation. Alors que la plupart ont été happés par un engrenage sur lequel ils n’avaient aucune prise.

Alors, « par delà le silence de la mort », toutes ces glorieuses victimes consentantes nous souffleraient « que la compréhension, le respect de la solidarité humaine sont les seuls remparts contre la barbarie qui, à chaque instant, si nous n’y prenons pas garde, peut menacer à nouveau de submerger le monde ». Oh les belles paroles !

« C’est grâce à vous, à tous les poilus que nous vivons dans un pays libre. Merci. » Oh les beaux remerciements !

Et puis on exacerbe le souvenir du défunt « rital », homme « modeste et fraternel », qui a pourtant longtemps vu dans cette histoire d’obsèques nationales une injure aux victimes de la « der des der » qui n’ont pas connu un tel honneur.

C’est peut-être que le centenaire, naturalisé français en 1939 et engagé dans la résistance durant la seconde guerre, savait trop bien que l’Histoire n’est pas faite de grands mots mais d’un petit quotidien horrible. Ainsi, les combattants si fiers de leurs couleurs n’ont pas toujours eu cette foi aveugle en leur pays et ses dirigeants comme nos responsables actuelles et passés aimeraient nous le faire croire.

La première guerre mondiale n’est pas parsemée d’héroïsme, elle est jonchée de morts. La première guerre mondiale n’a pas connu de courageux sacrifices, elle n’est faite que d’innocentes victimes. La première guerre mondiale n’a rien d’une dévotion à la République, elle n’est que soumission à l’arbitraire. La première guerre mondiale n’est pas une confrontation entre le bien et le mal, la liberté contre la barbarie, elle n’est que l’épilogue sanglant d’années de propagandes entre deux pays antagonistes. Jaurès l’avait bien compris et Jaurès en a payé le prix le premier.

Réhabilitation pour les fusillés !!!
Il est dommage que dans un tel moment où le passé rejoint le présent, aucune voix ne soit venue dénoncer cet état de fait. Car la « jeunesse de France » ne doit pas seulement commémorer le souvenir de Lazare Ponticelli et ses camarades comme glorification de la France. La « jeunesse de France » doit savoir que 14-18 a connu son lot de mutineries, de désertions, d’insoumissions, qui sont autant d’actes de bravoure et de résistance à la bestialité et l’absurdité de la guerre.

Ces hommes, qui avaient tout sacrifié à un pays qui ne leur offrait comme seul échappatoire que la mort, ont connu les travaux forcés, la prison, le déshonneur ou encore le peloton d’exécution. Les fusillés pour l’exemple furent effectivement nombreux. Et quatre-vingt dix ans après, ils attendent toujours leur réhabilitation ! Une réhabilitation qui tarde, mais il est vrai qu’il y a urgence à réhabiliter la colonisation dans nos manuels d’histoire…

Dès le 14 juin 1917,  le député Brizon s’était élevé contre les événements vécus au front. Petit rappel : « J’appelle ici l’attention du gouvernement et de la Chambre en m’adressant à leurs sentiments de sympathie et de justice : pour les soldats du front plus de peine de mort pour des coups de tête. Messieurs, à l’heure où je parle, on fusille des soldats français sur le font ! Des balles françaises assassinent des soldats français !

Avez-vous fait fusiller les généraux qui ont fait massacrer inutilement nos soldats au cours de l’offensive d’avril ? Je le dis : nous réclamons la même discipline pour les officiers et pour les soldats. Ne fusillez pas les généraux, je ne le demande pas. Mais ne fusillez pas non plus les soldats au nom de la discipline. C’est leur neuvième commandement. Et voici le dixième : avant l’hiver, la fin du cauchemar, la fin de l’hécatombe, la fin de la ruine, la fin de cette misérable guerre… »  Plus d’un an encore allait passer jusqu’à l’armistice…

Alors, Nicolas Sarkozy a bien raison, « le souvenir est fragile quand la mort est passée ». Et oui, bien sûr, il ne faudra jamais oublier. Mais, surtout, il ne faudra RIEN oublier. Et ne pas simplement se contenter de cultiver une mémoire sélective.

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Lundi 17 mars 2008
L’ennemi public numéro un du monde libre a été retrouvé. Non, il ne se cachait pas dans une grotte au sud de l’Afghanistan, non il ne se trouvait pas dans la fameuse zone tribale pakistanaise, il résiderait tranquillement depuis bien longtemps en Inde et plus exactement à Dharamsala.

Ainsi donc, l’insidieux dalaï-lama –chef spirituel des dangereux intégristes tibétains- aurait encore frappé. Cet apôtre de la violence aurait transformé Lhassa, capitale de la région autonome du Tibet chinois (là-même ou Tintin a retrouvé le Yéti…), en une « terre de terreur » !

Les très autonomes médias chinois en sont convaincus. A l’image de l’indépendante agence de presse, Chine nouvelle, qui pointe un doigt rageur sur le sanguinaire monstre et dénonce que : « Aujourd’hui, les incendies et le sang à Lhassa ont dévoilé la nature du dalaï-lama, et il est temps que la communauté internationale réexamine sa position ». Et pan ! La face cachée du prix Nobel de la paix est enfin dévoilée !

Haro sur les honteux séparatistes bouddhistes, adeptes de l’ignominie. Que cesse l’horrible rébellion de ces FARC d’Asie, de ces Talibans des montagnes enneigées ! Tous en cœur, dénonçons avec Chine nouvelle « le dalaï-lama et sa clique » qui « n’ont jamais, pas un seul jour, renoncé à la violence et à la terreur ».

Tous derrière Hu Jintao, fier descendant du Grand Timonier, lui-même père de la merveilleuse révolution culturelle ! Tous derrière Champa Phuntsok, merveilleux gouverneur de la province libre et autonome du Tibet ! Tous derrière les forces vives de la Chine qui rejettent en masse l’obscurantisme des doctrines moyenâgeuses du Bouddha, ce gourou criminel !

Le camarade Poutine, formidable démocrate et ex-futur-actuel président de la voisine Russie, l’a bien compris. Il a officiellement assuré de son soutien Pékin contre les « actions illégales » au Tibet, tout en ne doutant pas une seconde que la souveraine chine saura garantir un « haut niveau d’organisation » des Jeux Olympiques, « y compris sur le plan de la sécurité ». Un point important, il ne faudrait tout de même pas qu’un kamikaze tibétain se fasse exploser devant la délégation russe ou qu’un fou du zen souffle des mandalas à la figure d’un quelconque athlète !!!

Des sportifs pris en otage !
Car le nœud du problème est bien là ! Ce que cherchent les Tibétains, ces émeutiers bien connus, ce n’est pas le respect, la justice ou l’autodétermination, c’est troubler les JO !!! Rien de plus ! Cette magnifique communion mondiale, dernier refuge du mouvement hippie, faite de paix et d’amour !!! Les Jeux, cet événement planétaire, si proche des aspirations altruistes des Communistes chinois, ne doivent pas céder au chantage tibétain ! Le président du CIO, Jacques Rogge, l’a affirmé : « Nous estimons que le boycottage ne résout rien. Au contraire. Cela pénalise des athlètes innocents. »

Oui, boycotter les JO serait pénaliser de pauvres et misérables sportifs. Pensez-y ! Pensez au sympathique Jacques Rogge qui a tout de même pris le  temps de présenter ses condoléances aux familles de « ceux qui ont perdu la vie » lors des événements de ces derniers jours. Et cela, alors même que le président du CIO a fort à faire dans les Caraïbes en ce moment ! Espérons que le Belge aura su trouver les mots suffisants pour réconforter l’équipe du 100 mètres de Saint-Kitts-et-Nevis…  Pauvres « innocents athlètes » !

Quant à la communauté internationale et, notamment, ces ennemis « extérieurs » qui tentent de déstabiliser la Chine à quelques mois des JO, « n’écoutant que son courage, qui ne lui disait rien, (elle) se garda d’intervenir » -comme aurait dit Jules Renard !!!

La France, par la voix du Quai d’Orsay –fief de l’inutile mais tellement sympathique Bernard Kouchner-, a appelé la Chine a la retenue (en gros, « tapez si vous voulez mais pas si fort ! »). Précisant « l’importance du respect des droits de l’Homme » (on attend toujours une déclaration de Rama Yade..). Point que Nicolas Sarkozy avait sûrement bien volontairement omis de soulever lors de sa récente visite du côté de Pékin…

Mais, au final, que Laure Manaudou ne se fasse pas trop de mourons… Elle les aura ses belles médailles l’été prochain ! Le dalaï-lama va se planquer et les intégristes tibétains vont être neutralisés. Aucun doute, en août prochain, le Tibet aura retrouvé un calme… olympien…  

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Vendredi 7 mars 2008

Le jeudi 28 février dernier, Mohamed Sifaoui a publié un article intitulé "L'affaire des caricatures revient sur le devant de la scène" (http://www.mohamed-sifaoui.com/article-17132224.html). Résumant la situation, il a lancé un appel :  "à tous les blogeurs et webmasters, défenseurs de la laïcité et de la liberté de la presse, à insérer toutes ou partie des caricatures danoises sur leur blog et site Internet afin de montrer leur attachement à la liberté d'expression, leur rejet des intégrismes et leur refus de se soumettre au diktat des islamistes." Je rejoins sa démarche et appelle ceux qui me liront à en faire autant :


mahomet1.jpg mahomet2.jpg mahomet4.jpg mahomet3.jpg mahomet5.jpg undefined undefined mahomet8.jpg mahomet9.jpg mahomet10.jpg mahomet11.jpg mahomet12.jpg

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Mercredi 27 février 2008

« Tous les autres chefs de parti disent qu’ils vont faire un référendum pour ou contre Sarkozy. Moi, je veux d’abord une élection pour offrir un vrai choix. Je ne veux pas transformer les élections municipales en référendum politique. » Voilà, François Bayrou apparaît enfin sur ce blog. C’est que le président du MoDem a bien du mal exister dans le débat politique actuel. Son parti, au positionnement des plus troubles, éveille l’incrédulité chez la plupart des électeurs. A force de brouiller les cartes, l’ancien patron de l’UDF n’offre aucune lisibilité politique. D’ailleurs, bien malin qui pourrait situer où se situe la « force orange »…

Au centre ? Hum… A équidistance de la gauche et de la droite ? Pas certain. Le Béarnais donne des réponses de Normand. Sarkozy ? Non mais oui. Royal ? Oui mais non. Et Bayrou dans tout ça ? Et bien cela pourrait être non, non, non ! Car à force de valser, le troisième homme de la présidentielle pourrait bien perdre la tête.

Rien d’autre à signaler…

Par Hervé Pugi
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander
Vendredi 18 janvier 2008

Ainsi, le nombre de clandestins a baissé de 6% cette année et  Brice Hortefeux, ministre de l’Immigration, de l’Intégration et de l’Identité nationale des plus motivés, se réjouit allégrement des 25.000 expulsés et des 4.600 départs volontaires avec aide financière qui reviendront peut-être, budget épuisé. Est-il utile de rentrer dans le débat stérile des motivations d’une telle politique ? Chacun à son opinion : vous, moi, eux. Chacun la gardera. Aucun doute.

Le ministre peut bien se féliciter des résultats de sa politique à l’égard des sans-papiers, il ferait bien de s’inquiéter de la situation de tout les autres, demandeurs ou régularisés, soumis à l’enfer du diktat préfectoral et de ses incommensurables turpitudes.

Partir en quête d’un titre de séjour (en zappant le récit de « comment poser un pied, puis le deuxième, en France de manière légale »), c’est se lever à cinq heures du matin pour être devant la Préfecture à six, dans la nuit et le froid, afin d’être certain d’atteindre un guichet sans avoir à y passer la journée. Deux heures à patienter, pester, piétiner, avec, pour certains, femmes et enfants. C’est, une heure avant l’ouverture des locaux, quatre-vingt personnes venant de chaque horizon qui s’entassent sur un bout de trottoir, sans certitude.

Immigration choisie ?
C’est, huit heure et quart arrivé, le bruit d’un rideau de fer qui se lève et – derrière- un cordon de CRS qui se déploie, ouvre les portes, donne des tickets et vous accueille avec toute la bonhomie qu’un CRS peut avoir le matin au réveil. C’est « toi par ici, toi par là, toi tu rentres pas ». La France -terre d’accueil (!)- ne salut pas ses étrangers…

C’est une guichetière lunatique n’ayant pas fini sa nuit, un réceptionniste grincheux qui n’a pas encore digéré son petit-déjeuner, c’est un avocat qui vous parle de « pressions politiques et policières » pour vous expliquer ce qu’il en est, c’est tout ça juste pour signer un papier et vous dire : « renvoyez-nous le dossier ».

C’est un recommandé avec accusé de réception que l’on guette chaque jour, c’est un récépissé attendu pour un de ces jours, c’est une visite médicale que l’on ne comprend pas, c’est un titre de séjour –une carte des plus ridicules- qui semble bien difficile à décrocher, parfois à renouveler. C’est quelque chose de si simple qui devient d’un coup tellement compliqué !

Oui, l’immigration, M. Hortefeux, c’est aussi tout ça. Ce sont ces gens qui acceptent de « jouer le jeu » et que la France traite avec le plus grand des mépris. A croire que l’immigration est déjà choisie en France. Mais selon quel critère ?

Oui, la France cela se mérite MM. Fillon et Sarkozy mais un être humain ça se respecte. D’où qu’il vienne…

 

Pour ma part, je suis Français…

N’ayant pas moi-même l’honneur d’être Algérien, j’ai épousé une Algérienne…

Et je ne suis pas fier de mon pays…

Par Hervé PUGI
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires - Recommander

Publicité

Présentation

  • : idée-o, journalisme d'opinion
  • : Actualité
  • : Sur idée-o, chaque jour, un thème chaud de l'actualité est traité. Par idée-o, j'entends "idées & opinions" et nullement idéologie. Le but de ce blog est de renouer avec une tradition de débats ou chacun à la liberté de s'exprimer tant qu'il a quelque chose à dire ! Mais pour que "idée-o" atteigne ses objectifs, vos contributions sont souhaitables pour ne pas dire fortement souhaités. Cela, dans la plus grande des corrections. Il va sans dire.
  • Recommander ce blog
  • Retour à la page d'accueil

Créer un Blog

Recherche

Calendrier

Novembre 2009
L M M J V S D
            1
2 3 4 5 6 7 8
9 10 11 12 13 14 15
16 17 18 19 20 21 22
23 24 25 26 27 28 29
30            
<< < > >>
Créer un blog sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus