« La racine du mal est inhérente à l’Islam ». Il n’aura pas fallu bien longtemps à Magdi Allam… pardon Cristiano pour passer du statut de musulman modéré à celui de chrétien intégriste. Dans une lettre publiée dans le Corriere della Serra, qu’il codirige, il a annoncé la couleur : « J’ai dû prendre acte que, au-delà du phénomène des extrémistes et du terrorisme islamique au niveau mondial, la racine du mal est inhérente à l’Islam, qui est physiologiquement violent et historiquement conflictuel ».
Le journaliste, naît en l’Egypte, dit s’être « affranchi de l’obscurantisme d’une idéologie qui légitime la mort violente qui conduit à l’homicide et au suicide, la soumission aveugle à la tyrannie » et n’hésite pas à prôner le « prosélytisme dans les pays à majorité islamique ». Pas sûr que le pape ait choisi de baptiser aux yeux de tous le bon bonhomme pour réconcilier Islam et Chrétienté.
Il faut dire que le contexte politique international et l’instrumentalisation –implicite comme revendiquée- faite actuellement des religions nécessitait forcément la médiatisation du virulent Magdi Allam, qui n’a jamais manqué de stigmatiser les dérives des radicaux islamiques. Expression de la liberté religieuse ou acte d’hostilité envers la communauté musulmane, le débat est lancé.
Un dialogue impossible ?
Ainsi, le quotidien du Vatican, « L’Osservatore Romano » affirme que : « depuis des décennies maintenant, l’Eglise catholique a montré sa volonté de dialoguer avec le monde
musulman », tout en ajoutant « malgré des centaines de difficultés et d’obstacles ». Difficile de dire, si le journal prend en compte le fameux discours prononcé par Benoit XVI à
Ratisbonne.
Pourtant, le Vatican s’est lancé ce mois-ci dans un dialogue voulu « permanent et officiel » pour améliorer les relations entre les deux religions. Et le moins que l’on puisse dire c’est que le « collègue » musulman vit la conversion d’Allam –mais plus encore sa médiatisation- comme une provocation.
Aref Ali Nayed –interlocuteur musulman emblématique- estime que le Vatican a transformé ce baptême en « outil triomphaliste pour marquer des points ». Et le directeur du Centre royal d’études stratégiques islamiques à Amman de préciser : « Du spectacle qui nous est donné à voir naissent des interrogations légitimes sur les motivations, les intentions et les projets de certains conseilles du pape sur l’Islam ».
Entre l’aveuglement des fanas de Mahomet et l’hypocrisie des fous de Jésus, aucun dialogue probant ne semble possible. Mais les deux communautés en ont-elles seulement la volonté ?
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